En Belgique, tous les habitants ont le droit d'avoir une sépulture gratuitement. La confession du défunt peut être manifestée sur sa tombe par des symboles ou des inscriptions religieuses, philosophiques ou politiques. Trois possibilités de sépulture sont envisageables dans un cimetière :

1. L’inhumation en terre commune

Il s’agit d’une inhumation en pleine terre gratuite pour toute personne domiciliée ou décédée sur le territoire de la commune où a lieu l’inhumation. La sépulture n'est attribuée qu'à une seule personne et pour une durée limitée (5 ans minimum). Après cette période et sous certaines conditions, la sépulture peut être récupérée pour une nouvelle inhumation, uniquement si une copie de la décision d'enlèvement a été affichée pendant un an sur le lieu de sépulture et à l'entrée du cimetière.
Qu’advient-il alors des restes du mort ? Ils peuvent être déposés dans un ossuaire ou incinérés et les cendres dispersées sur la parcelle réservée à cet effet ou déposées dans un ossuaire.
Attention : Dans la majorité des communes, il n’est pas possible de prolonger la durée de conservation d'une tombe en terre commune. Malgré tout, les proches peuvent y placer un monument. Lors de la radiation de la parcelle, le monument sera repris par la famille ou détruit par l’administration communale.

2. La concession en terre

Un terrain dans le cimetière peut être utilisé pour y enterrer plusieurs membres d’une famille. Le coût de cette utilisation varie d’une commune à l’autre, ainsi que sa durée. Si le défunt n’est pas domicilié ou décédé dans la commune du cimetière choisi, un supplément de 2 à 4 fois le prix sera demandé. Une durée minimum est prévue par la loi. Dans la grande majorité des cas, un monument est placé pour délimiter la concession.
Attention : Une tombe non entretenue peut être considérée comme abandonnée et reprise par l'administration communale avant le terme de la concession. L'état d'abandon est constaté par l’autorité communale. Une copie de l'acte est affichée pendant un an sur le lieu de sépulture et à l'entrée du cimetière. A défaut de remise en état à l'expiration de ce délai, le gestionnaire public peut à nouveau disposer de la sépulture.

3. Le caveau

Le caveau permet de placer les défunts dans des cases, séparées ou non. La durée de validité est de minimum 20 ans et renouvelable à terme.
Le prix du terrain varie en fonction des communes. Dans certains cas, notamment les caveaux concédés « à perpétuité », le renouvellement est gratuit. Il faut acheter le monument qui recouvre le caveau.
Chaque commune a une réglementation spécifique, notamment sur les dimensions des caveaux. Seule la profondeur minimum d'ensevelissement est régie par la loi.